Fin d'une époque
Voilà, le gymnase est terminé, les promos sont passées, j'vais mettre les paroles du slam que j'y ai fait, à la demande générale (quand je dis générale, c'est M. Dubuis, quelques profs, et quelques mères impressionnées, mais ça suffit à mon ego), j'crois que ça résume mieux que ce que j'pourrais encore en dire...
Au revoir et Merci, Gymnase:Mesdames et messieurs, bonsoir, vous allez bien? Moi ça va, j'vous remercieJ'espère que la cérémonie vous plait et que vous êtes bien assisJ'sais qu'j'devais vous parler d'un truc mais j'me rappelle plus bien! Ah siExcusez-moi, mais avec tous ces examens, mon cerveau est devenu un peu rassisOn s'fait vieux. Mais stop on s'égare, revenons à nos moutonsOn m'a accordé un peu d'temps, j'veux pas être trop gloutonJ'sais que Le sujet dont je voudrais discuter, me tient particulièrement à coeurC'est une part importante d'mes journées, des fois il m'réjouis et des fois il m'écoeureJe le vois presque tous les jours, même si parfois j'ai pas envieCa fait que trois ans qu'on s'connait, j'ai l'impression qu'ça fait toute la viePourtant aujourd'hui, c'est la fin d'cette histoire, a prioriOui, vous l'avez compris, j'veux parler de mon gymnase favoriA la fin du collège, j'ai écouté c'que disaient mes aïeux"Continue tes études, si tu veux finir en haut lieu"Moi, d'toute façon, j'savais pas quoi faire au lieuEt un beau jour d'aout 2004, j'ai débarqué à BeaulieuSac au dos et boule au ventre, j'ai cherché ma classeEt c'est tout au fond que je choisis ma placeAvant de me rendre compte quelques minutes plus tard que j'm'étais trompé d'salleUne fois dans la bonne, y a d'la place qu'au premier rang, ça commence malAvant on m'traitait comme un gamin, on m'engueulait, on m'faisait les gros yeuxLa tout d'un coup on m'respecte, on m'vousoie, j'me sentais trop vieuxPremier cours de maths, déboussolé par au moins dix vecteursEt j'vous parle même pas du discours de monsieur le directeurLes premiers jours, pour faire des connaissances, c'était galèreJ'avais un look bizarre, les autres me regardaient d'traversFaut dire qu'j'avais l'air d'avoir 12 ans, l'crane rasé et des lunettes de vueEt des habits qu'ils avaient du refuser à l'armée du salutJ'avais l'impression qu'j'allais crever dans ct'établissementQue fuir était la seule manière d'm'assurer un prompt rétablissementJ'avais qu'une envie, m'barrer le plus vite possible en courantPourtant regarde, 3 ans plus tard, j'ai mon bac, et chuis pas mourantFaut dire qu'par la suite, ça s'est pas mal amélioréEt franchement, ces 3 ans, j'les ai adoréLe temps est venu de faire le bilan de ce que j'ai apprisCar à partir d'aujourd'hui tout est fini, comme CapriJ'ai compris qu'si dans la vie, j'voulais avoir c'que j'veuxIl était temps d'songer à avoir une vraie coupe de cheveuxEt pis les gens, surtout les filles, sont devenus beaucoup plus gentilleA peu près au moment ou j'ai balancé mes lunettes pour des lentillesJ'vais pas mentir, ça m'a pas permis d'éviter quelques gros rateauxMais les gars m'comprennent, on est dans l'même bateauOn est pas tous des séducteurs nés, sans blaguesY aurait beaucoup d'plantées si y avait un examen de dragueA part ça, c'est vrai qu'y avait quand même des coursEt même un peu trop, d'ailleurs, c'était lourdEt quand l'prof parle et parle et parle, à t'en rendre sourdDes fois t'as juste envie qu'il la ferme, à double tourMais bon tu t'retiens, tu t'dis qu'on est entre gens civilisésMeme si t'as l'impression qu'apprendre ces vocs va te débiliser"C'est pour ton bien" "Ca t'servira plus tard" on t'dit tous les trucs habituelsToi t'y crois qu'à moitié et regarde avec envie l'bout du tunnelTous les profs en font une montagne, pour finir t'as l'impression que le bac c'est l'EverestAu fil du temps, certains partiront mais la plupart des élèves restentSi j'me retourne maintenant, j'ai l'impression d'en avoir appris des tonnesOn dirait presque qu'on a bossé, entre les moments de déconnesPhysique et maths, tu peux pas test les intégrales indéfiniesZola ou durrenmatt, en passant par le stock de produits finisJ'suis devenu presque trilingue, a plus bis bald take careBeaulieu c'est un mélange de saveurs, comme un plat du bibliothécaireComprenne qui pourra, ça fait partie de tous les ragots et les rumeursOk, j'te dis un secret, mais si tu l'répétes, tu meursJ'en ai entendu des tonnes, des invraisemblables aux évidentsY a même quelques inconscient qui m'ont pris comme confidentJ'sais pas c'qui leur a pris, on dirait qu'on peut m'faire confianceOu des fois on a p-e juste envie d'savoir ce qu'un con penseNan j'déconne, j'sais qu'y en a qui m'aiment pas, mais le reste compenseY a de tout, les pires méfiants qui offrent leur amitié comme une récompenseCelles et ceux qui dès le premier jour te collent aux bottesEt racontent à qui veut l'entendre que t'es leur meilleur poteMais bon, faut être tolérant, y a de tout dans la natureDes mecs du centre-ville et d'autres qui viennent des pâturesT'as ceux qui viennent à pied, en scoot et les chanceux qui ont une voitureDes qui discutent sérieusement, d'autres qui s'courent après comme des immaturesIls ont raison, la vie est belle, ça fait pas d'mal de s'amuserEt l'rire est une chose dont il faut pas avoir peur d'abuserPas comme ce que consomme la tribu qui s'attroupe devant les portes: la nicotineTribu qui s'agrandit parce que t'as celles qui veulent faire comme les copinesFumer tue mais ils s'en foutent, ils continuent d'allumer leurs ciergesEt t'répondent que l'alcool aussi, en montrant du doigt le conciergeMoi j'sais pas, j'dis rien, j'm'occupe de c'qui m'concerneEt m'contente de m'pointer tous les matins avec mes cernesRatant quelque fois la première période pour rattraper du sommeilEn inscrivant sur les excuses la fameuse panne de réveilMais dites rien à personne, j'ai pas envie qu'on me reprenne mon baccalauréat.Y a un groupe très important dont j'ai à peine parlé, et c'est le professoratSi avec une personne réelle vous trouvez une ressemblanceJe nie toute responsabilité, c'est une pure coïncidenceY a le prof qui est là depuis tellement d'années, il fait partie du mobilierUn ptit bonhomme hors du commun, comme on en trouve des milliersCelui qui s'habille pareil tout les jours, mais comment il fait sa lessive?ET la prof d'allemand, surexcitée, même parfois un peu aggressiveAttention interro surprise, le dé roule, montée d'adrénalineOuf ça tombe sur ma voisine, qui fait direct moins la malineLe prof qui claque la porte de sa porsche, tout fier de sa grosse dépenseEt celui qui veut retrouver ses 20 ans, et s'habille en conséquenceEt c'dernier, c'est pas qu't'as pas envie qu'il parle, mais il a franchement mauvaise haleineMais malgré tout ces inconvénient, j'avoue, franchement c'gymnase on l'aimeJ'pourrais encore vous parler d'histoires d'amourDe saute d'humeur, de pointes d'humour pendant des heuresMais y a encore un tas de jeunes gens qui attendent leur diplômeEt j'ai pas envie de les faire poireauter encore 10 plombesEn plus, j'sens qu'elle s'essouffle, ma plumeAlors j'me sauve, j'vous dis vite à PlusAvant de prendre le risque de me relâcheret lâcher une rime nazeAu revoir et Merci, Gymnase
Those Days

Y a des jours, ou ça va moins bien qu'd'autre
Ou t'as l'impression qu'c'est tout d'faute
Tu te remets en question, même si tu sais qu'faudrait pas
Tu dissimules tes larmes derrière des Ray-Ban
Et tu simules le bien-être, tu veux pas emmerder tes potes
Parce que les gens tristes, ça a pas la cote,
Pourtant y a pleins de trucs qu't'as envie d'crier haut et fort
T'en as marre de pas être récompensé à l'effort,
De ces histoires d'amour, toujours trop compliquées
Pour elles, t'es jamais assez impliqué
C'est juste que tu sais plus t'confier
La vie t'a juste appris à te méfier
Les filles et leurs chichis,
Pour toi c'est défi après défi
T'as l'impression qu't'auras jamais d'répit
Envie d'tout foutre en l'air, mais bon y a les képis,
Tu l'sais, Et ces parents qui t'ont enfanté,
Ont tout fait pour que ton histoire soit enchantée
Mais ce soir, désolé, mais tu peux pas t'empêcher
Noyé dans les larmes, impossible de te repêcher
Tu sais que se lamenter sans rien tenter, ça sert à rien
Ton malheur, tu t'mets à l'chanter, ça fait du bien
Poser des mots sur tes maux, rimer tes peines, prendre du recul
De loin ça semble moins gros, et cette vie d'chienne, celle qui t'accule
T'es prêt à l'affronter de nouveau, avec toute tes forces
T'as laissé tombé une vielle peau, pour renaitre sous une nouvelle écorce
Ce petit chagrin t'aura donné un nouvel écrin
Et mnt t'as les crocs, pour aller toujours plus haut
Certes la vie est dure, mais elle offre de belles récompenses
Mais oui, j't'assure, toutes ces plaies qu'on panse
Nous rendent plus forts et moins cons qu'on pense
Tu verras, au final, les joies et les peines s'compensent
Thomas Hawk - 03/04/07
Si l'amour...
Un peu en retard pour cette magnifique fête qu'est la Saint-Valentin, j'me permets de mettre sur ce blog des paroles écrites ces derniers temps. Chais plus de quoi c'est parti, mais après j'en ai trouvé des centaines, j'ai dû d'ailleurs tous vous faire un peu chier avec ces phrases :). C'est juste un florilège, celles que j'ai notées, ou que j'ai pas oublié. Ca reflète pas forcément c'que j'pense, mais c'est juste pour dire que j'ai l'impression que tout le monde parle d'amour en faisant comme si ils savaient exactement ce que c'était, alors que moi j'ai l'impression de pas savoir du tout, et d'en être tout le contraire parfois. Comme dirait Stress (procurez-vous Renaissance, c'est un ordre):
J'ai appris tant, mais la vie a oublié de m'apprendre à aimer. (Ah, et pardon pour la photo)
Si l'amour était un livre, alors j'ai pas du l'lire
Si l'amour était une blague, alors j'ai pas du rire Si l'amour était un choix, alors j'ai pas dû l'faire
Si l'amour était un gosse, alors moi chuis pas l'père
Si l'amour était en haut, alors moi chuis par terre
Si l'amour était halal, alors moi chuis casher Si l'amour était un exam, alors j'ai pas du l'passer
Si l'amour était fragile, alors j'ai du l'casser
Si l'amour était une comédie, alors j'ai dû larmoyer
Si l'amour était une sirène, alors j'ai dû la noyer Si l'amour était un chat, alors j'ai dû aboyer
Si l'amour était un appart, alors j'paie pas l'loyer
Si l'amour était un plat, alors chuis anorexique
Si l'amour était un dico, alors chuis pas dans l'lexique Si l'amour était étranger, alors j'suis un gros raciste
Si l'amour était un quattro, alors j'suis un groupe à six
Si l'amour s'mettait par écrit, alors je le ferais oralement
Si l'amour était un diamant russe, alors moi je serais de l'or allemand Si l'amour était sage, alors moi je suis débile
Si l'amour était des boules, alors moi je suis des bills
Si l'amour était une cuite, alors moi j'bois pas une goutte
Si l'amour était Zidane, alors moi j'joue pas au foot Si l'amour était l'sucre, alors moi chuis l'sel
Si l'amour était prude, alors chuis Marc Dorcel
Si l'amour était écolo, alors moi j'suis une note d'essence
Si l'amour était un enterrement, alors moi j'suis une renaissance Si l'amour était présent, alors moi chuis pas là
Si l'amour était Dipsy, alors moi chuis La-La
Si l'amour gardait la ligne, alors moi j'ai pris du bidon
Si l'amour était un ange, alors moi j'ai buté Cupidon
2006, le bilan...

L'année est à 2 jours d'être terminée, et il est tentant de regarder en arrière et, comme l'ont si bien dit les Neg'Marrons il y a quelques années déjà, faire le bilan, calmement, s'remémorrant chaque instant...
Attention, j'risque de raconter ma life:
2006... créatif: Pièce de théâtre du Gymnase (dont j'ai oublié le titre mdr) et reprise de Confessions Dérangeantes d'un Dérangé, au Lapin-Vert. Merci à tout ceux qui sont venus, grand succès à tous les niveaux, j'vous tiens au courant pour la prochaine.
Plusieurs chansons, notamment Hold You Down, avec mon frère, un freestyle d'une minute pour le concours Double Pact, et Monsieur Tout-Le-Monde, et son clip vidéo, pour mon projet de dessin (tous les mp3 ici: http://membres.lycos.fr/ready4combat/ ) .
Grand Merci à tout ceux qui m'ont aidé pour le clip, grands moments de rire pendant le tournage, l'enregistrement, le montage, le visionnement, ce clip, j'le montrerais à mes petits-enfants.
Avec Nour-Aïda et Tim, Privé de Ton existence aux promotions de Beaulieu (paroles below), très bon moment aussi, pourquoi remettre ça cette année?
2006... bosseur: non, j'déconne. Bon, quand même le TM, comme tout le monde, mais à part ça... Ah oui, une semaine de stage dans une étude d'avocats à Genève, j'me suis bien marré, costards et tout, à lancer des blagues graveleuses aux secrétaires...
2006... en amitié: Ceux qui comptent pour moi sont toujours là, année après année, merci d'être une oreille attentive pour m'écouter raconter ma vie, me lamenter et faire des blagues toujours aussi plates. I just want to thank you for being around, and patiently waiting and holding me down...
De nouvelles rencontres viennent compenser les gens que j'ai un peu perdu de vue, mais une de mes résolutions pour cette nouvelle année (que je viens d'inventer à l'instant) est de reprendre contact avec ceux-ci.
2006... côté coeur: Sujet délicat, mdr... Si les histoires d'amour, c'est des voyages en train, eh bien j'vous conseille de pas voyager avec ma compagnie. Mes trains avancent péniblement et les accidents sont fréquents.
Ca a pas toujours été facile pour moi de c'côté-là, j'l'ai tellement crié sur les toits que c'est un fait public maintenant. 2006 n'a pas fait exception à la règle de ces quelques dernières années. Quelques désillusions et rateaux, mais je suis toujours debout. Et il semblerait même qu'en ces ultimes instants de l'année, la chance ait tourné, ne sait-on jamais, peut-être que c'est mon tour d'avoir droit au bonheur côté coeur. Un peu d'espoir ne fait pas de mal, merci à une certaine demoiselle de me l'avoir redonné...
2006... en voyage: Un grand voyage, le Vietnam. Un an d'effort, mais le résultat en a valu la peine. Des moments hors du temps passés avec ma classe, très proches de la nature (hum...) Le film de nos aventures arrive bientôt.
2007... en avance: L'année prochaine s'annonce comme une grande année... Celle de ma majorité, celle du bac, entre autres... Un voyage déjà agendé à Denver, la semaine prochaine (si cette putain de météo permet à mon avion de se poser), un autre voyage, en train, qui vient de démarrer, mais j'espère surtout garder mes potes et amies, la santé, le sourire.
Ca risque d'être le véritable début de ma vie adulte, avec des choix: qu'est-ce que j'vais bien pouvoir foutre de ma vie? Qu'étudier? Et où? Et surtout, est-ce que sucer, c'est tromper? (comprenne qui pourra)
See ya next year, bitchez!
Lyrical Return

Tout est bien calme ici depuis pas mal de temps... J'ai vite grillé mes cartouches, j'ai trop la flemme d'écrire là. J'ai même plus envie d'vous raconter ma vie inintéressante, c'est dire... Bon, le but de cet article c'est juste pour montrer que l'blog est pas mort, et l'appétit vient en mangeant, j'vais ptêtre reprendre un rythme plus soutenu...
Pour rendre cet article plus intéressant, voilà des paroles que j'ai écrites hier. Dites-moi ce que vous en pensez...
J'aimerais pouvoir raconter une longue histoire, pas une brève J'aimerais la trouver, celle que je cherche pendant mes rêves L'elixir de mon bonheur, l'antidote à mes larmes J'aimerais la connaître, succomber à ses charmes J'aimerais apprendre son nom, et lui donner le mien J'aimerais devenir son ombre, et lui donner la main J'aimerais vivre d'amour et d'eau fraiche, ne manquer de rien J'aimerais qu'elle soit la perle, et moi l'écrin J'aimerais trouver mille façons de lui dire "tu es belle" S'allonger dans l'herbe et simplement regarder le ciel J'aimerais lui confesser mes sentiments lui caresser le visage, gentiment J'aimerais juste la regarder dormir, pendant des heures La couvrir de mon regard, avec douceur J'aimerais qu'elle soit le soleil de mon désert J'aimerais déguster chaque baiser comme autant de desserts J'aimerais garder chaque instant dans ma mémoire Ne jamais conjuguer être sans t'avoir J'aimerais me laisser bercer par ta voix un mélange de cachemire et de soie J'aimerais m'envelopper dans tes bras et m'évader Dans un pays où les roses ne peuvent fâner J'aimerais, bras-dessus, bras-dessous, flâner Sur l'avenue des Souhaits-Exaucés pendant des années J'aimerais pas laisser passer l'occasion, mais la saisir J'aimerais traduire dans la réalité tous ces désirs
Vi(e)déo

Je crois qu'avec le précédent article, j'ai découvert la longueur à ne pas dépasser, ainsi que les couleurs à ne pas utiliser. Je vais donc revenir à des longueurs plus courtes et un noir plus sobre.
Voilà, je vous ai déjà parlé de mon clip quelques articles plus bas mais les choses ont avancées depuis. J'ai promis de pas m'étaler, je vais faire tout mon possible, mais j'aimerais juste en parle un peu, quand même (c'est les vacances et j'm'emmerde, j'fais c'que j'veux pour m'occuper, na!).
D'abord l'enregistrement, avec pas moins de 4 voix de cantatrice pour le refrain, c'que j'suis gâté. Bon, y avait aussi pas moins de 4 versions différentes d'une certaine syllabe, la première du mot parfum, incapables de le dire pareil :P, mais bon après magouilles, ça se voit pas et ça sonne très très bien ce refrain, merci :D.
Ensuite le tournage, premier jour avec Romain et Sâm, où le but était de l'intégrer dans chaque plan, surtout là où il n'avait rien à faire. Quelques scènes magiques avec la farine plein la gueule, on a dû effrayer pas mal du voisinage. Et les cascades automobiles, ce que j'ai eu peur pour ma vie ma parole.
Deuxième jour, début en ville avec une foule amassée par mes soins, c'est-à-dire quasi personne, il a donc fallu revoir le plan, ça a pas été trop possible de faire une marée humaine avec 7 tondus et 3 pelés (c'est une expression, sont très bien vos cheveux).
Direction chez moi avec May et Gé, pour une après-midi où l'on a passé plus de temps à faire le mayking of du clip qu'à véritablement tourner. Nan finalement avec le recul on a bien travailler ce jour-là, mais on s'est tellement marré (surtout vous, et ne niez pas, j'ai la preuve sur cassette) qu'on s'est même pas rendu compte que ça bossait. A part ça, dès que l'envie vous reprend de venir nettoyer ma salle de bain, ne vous retenez pas. Pis ce making of, je vais le garder préciseusement, je sens que ça va encore nous faire rire pour des années.
Troisième et dernier jour de tournage, chez mon grand-père. Là, c'était très efficace, mais c'était peut-être la partie du clip la mieux structurée, je savais exactement ce que je voulais comme plans. Mais mon aïeul, c'est un des gars les plus drôles que je connaisse, mais il fait pas à chaque fois exprès. Nan, il faut reconnaître ce qui est, il a vraiment assuré dans ce clip, mais parfois, certaines de mes instructions étaient, que dire, vite ressorties par l'autre oreille.
Exemple: Aie l'air intéressé... (3 secondes plus tard) C'est bon?
Voilà, vous l'aurez compris, ça l'a pas intéressé longtemps, mais c'était très gentil de sa part, thanks!
Ensuite, ce fut le montage, on m'avait dit que ce serait long. On m'avait pas dit que quand on disait long, on voulait dire looooong. J'ai jamais autant travaillé pour l'école de ma vie (bon en même temps la barre était pas très haute). Ca m'a pris des dizaines d'heure. Mais ça allait, à chaque fois je me marrais en tombant sur telle ou telle séquence, et pis j'étais fier du résultat au fur et à mesure (oui un peu de flattage d'égo, pourquoi pas?), donc ça passait vite.
J'me suis quand même rendu compte d'un truc. Vous savez, dans ces clips qu'on nous matraque à longueur de journée sur des chaînes abrutisantes (révolution!), les lèvres du/de la chanteur/euse (j'suis pas macho moi) collent parfaitement avec la musique, même si on change tout le temps de plan. Eh ben ça, en vrai, c'est très dur à faire. J'devais faire ça que pour deux phrases, plus le refrain, et j'ai déjà pas mal galéré à tout synchro, mais là encore, le résultat est pas mal.
La toute dernière phase du projet (vous êtes en accéléré là, le tout était réparti sur un mois) c'était faire le DVD. Sur ce coup-là, j'ai laissé le projet aux mains de Romain et May, qui se sont chargés, à grand renfort de consommation de caramels, de me faire des menus, des bonus en veux-tu en voilà et autres effets divers. Pas mal du tout visuellement, ça faisait très pro.
Voilà, pour conclure, une très belle expérience dont je me souviendrais toute ma vie (avant de choper l'Alzheimer) et dont je garde un très bon souvenir. Merci à tous ceux qui m'ont aidé et dû supporter ma mauvaise humeur et mon air hautain sur le tournage ;). Pour ceux qui ne l'ont pas vu et qui piaffent d'impatience sur leur petite chaise à roulettes (ne niez pas, je sais...) n'avez qu'à passer chez moi et j'vous monterais tout ça avec une fierté non dissimulée.
Ah, et étant donné que ceux qui sont arrivés là sont des vrais potes, je profite de la fin de l'article pour vous dire que mon anniversaire arrivant à grands pas (la prochaine fois il prendra l'bus), je vais sans doute organiser un ptit truc aux alentours du 10 juillet, news soon.