dimanche, mai 21, 2006

Privé de ton existence


Ci-après se trouve une chanson que j'ai écrite dans le but des promotions de Beaulieu. Tim "Keyboard-King" Kaelbel a concocté une mélodie que j'adore au piano, Nour-Aïda "Sunshine" Bujard a accepté d'entonner le refrain et le tout donne assez bien, tout modeste que je suis.
A l'heure où je vous parle, je sais pas si ça a été accepté ou pas. A vrai dire, on a presque été couilloné, puisqu'un prof de musique dont je tairais le nom nous a dit que c'était bon, qu'on ouvrirait la cérémonie et on a été noté sur le programme. Jusqu'à ce matin, où il nous a dit que compte tenu de la priorité accordée au 3ème, on ne serait peut-être pas au programme.
On est quand même allé à une répét, où on s'est rendu compte que le même bonhomme chantait 3 chansons, dont au moins une dispensable, ce bonhomme étant en 1ère! On a pas la réponse définitive, mais je dois dire que ça me décevrait pas mal d'être recalé, on a bien bossé.

Avant que vous me demandiez, non je n'ai pas eu d'inspiration autobiographique pour cette chanson, ça m'est pas encore arrivé que la personne avec qui je vive meure, je vous fais signe quand c'est le cas. Votre avis m'intéresserait, surtout que vous vous relâchez sur les commentaires, mes amis. Alors, émouvant ou nunuche? Touchant ou cliché? Tennis de table ou Ping-Pong? Attention, il y a deux intrus parmi les choix proposés. Sauras-tu les trouver?

Update: Le prof de musique en question, M. Rentsch (j'peux mettre son nom mnt) s'est bien rattrapé puisqu'on figure au programme des promos! En antépénultième position (j'en profite pour apprendre ce mot aux moins cultivés d'entre nous, ça veut dire avant-avant-dernier), comme j'm'la raconte. En tout cas je me réjouis bien, sauf erreur tout le monde peut entrer (sauf toi là-bas), c'est le 6 juillet.

Privé de ton existence

Je désespère seul devant ma feuille blanche
Fait maintenant 3 mois que ma raison flanche
Fait maintenant 3 mois que la maison est morte
Car ça fait 3 mois que tu n'as plus franchi cette porte
Je connais maintenant la déprime et tout sa cohorte
D'envies de suicides, de souffrances de toutes sortes
Ne crois pas que j'écris ce texte pour me plaindre
Toutes les nuits je rêve que je viens te rejoindre
Dès que je me réveille, le rêve se brise, l'espoir se fracasse
Au milieu de cet immense lit, je fais une crise, j'suis trop à la masse
A force de retourner dans tous les sens ce problème sans solution
Je découvre avec amertume le 2ème sens du mot passion
Finalement je me lève, mais comparé au rêve, la réalité est bien morose
Faut que je sorte que je parte loin de toutes ces choses
Qui me rappellent trop d'instants de notre vie commune
Certains trouvent plusieurs âmes soeurs, moi j'en avais qu'une


Chorus:
[Nour-Aïda] Même si mon coeur t'avait élue
[Thomas] Tu étais celle qu'il me fallait
[N-A] La fin fut trop proche du début
[T] L'unique reine de mon palais
[N-A] Privé de ton existence
[T] J'te jure, personne ne te valait
[N-A] Je ne tiens plus la distance
[T] T'étais comme un refrain pour mes couplets
[N-A] Depuis que t'es partie aux cieux
[T] Les mots de mes lettres, un avoir pour mon être
[N-A] Je n'peux plus compter jusqu'à deux
[T] L'argent de mon or, t'étais le sud de mon nord
[N-A] Privé de ton existence
[T] Une bibliothèque pour les livres, t'étais ma raison de vivre
[N-A] Je t'offre cette dernière danse

Pendant 2 ans j'avais l'impression que rien ne pouvait nous arriver
Le jour comme la nuit sur toi mes yeux étaient rivés
Quand t'étais loin, je pensais qu'à te retrouver et à t'enlacer
Pour jamais te lâcher, dans tes bras jamais j'aurais pu me lasser
Je le sais, j'étais tous plein de naïveté, d'innocence
Comme un gamin; sur moi tu avais cet effet
Tout parole dans ta bouche prenait un autre sens
Quand t'es partie, quelque chose au fond de moi s'est défait
Au début, j'refusais d'm'y faire, j'refusais d'me laisser aller
"Oui, tout va bien" répondais-je, j'refusais qu'on vienne me parler
Mais y a pas de recette miracle, crois pas que le malheur s'évapore
Il m'a fallu l'accepter et crois-moi l'accepter c'était sport
J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, j'ai pas honte de l'avouer
J'me suis lamenté sur mon triste sort, pour moi tout était joué
Incapable de vivre jour après jour avec ton absence
Trop fréquemment ivre, puis j'ai vécu une deuxième naissance
En me rendant compte que j'avais beau me saoûler
C'est pas au fond des verres que j'allais te retrouver
Mais tu seras avec moi pour toujours, dans mon coeur
Toutes les secondes, tous les jours, toutes les heures


Ce soir-là on se disputait, j'voulais un gosse, mais tu n'étais pas prête
On en avait beacoup discuté, mais cette fois-là j'ai perdu la tête
Je t'ai effrayée, t'as pris la route, disant que t'allais vivre chez ta mère
Dès les premières secondes, j'avais dans la bouche comme un p'tit goût amer
sans savoir pourquoi, j'm'attendais au pire, en espérant ton retour
Sur l'autoroute un camion ne t'a pas vue venir, quand t'as fait demi-tour
A peine le temps d'accourir, le docteur me d'mande si t'avais bu de l'alcool
Je demande si tu vas t'en sortir, en le saisissant par le col
Tu es morte peu après d'une hémorragie cérébrale
J'en suis resté paralysé, tu étais ma colonne vértébrale
J'ai frôlé l'asphixie tu étais mon air
Perdu le toucher, tu étais mes nerfs
Ainsi que l'odorat, la vue, le goût, l'ouïe, tu étais mes cinq sens
En plus de ça j'ai perdu toute énergie, tu étais mon essence
Tu étais mon tout et mon rien, le plus précieux de mes biens
Tu étais mon jamais, tu étais mon toujours
Je t'aimerais à jamais, adieu mon amour

samedi, mai 13, 2006

Joli Mirage


Certains de vous le savent, pour un gros projet d'arts visuels, j'ai décidé de tourner un clip de rap. Voilà, le mot est lâché, maitenant je sais bien l'amalgame que vos cerveaux malades ont tous fait. Voitures grosses cylindrées aux jantes ridiculement grandes et brillantes, meufs déshabillées qui gesticulent ridiculement grosses cylindrées, rappeurs vulgaires aux bijoux ridiculement nombreux et visibles, message et morale totalement absents, bref je vous fait pas un dessin (je vous ai déjà fait un texte et je vais vous faire une vidéo, vous abusez un peu quand même). Inutile de le dire mais je le fais quand même (je me contredis et j'assume), mon clip sortira des sentiers battus des "clips de rap" comme pas mal d'autre qui sont malheureusement trop peu diffusés, dédicace à IAM, Kanye West, Nas, 50 Cent (non là j'déconne). D'abord je ne peux pas me le permettre financièrement. Ensuite ça ne m'intéresse que très peu.
Mes paroles retracent l'histoire d'une vie que je qualifierais de typique, de la naissance à la mort (dans la plupart des cas, ça commence par la naissance et finit par la mort, quelqu'un peut confirmer?). La vidéo sera un peu plus décalée et ironique (je dis pas drôle, j'espère pas autant).
Toutes les personnes qui voudraient aider, faire foule, ou montrer leur bouille à la caméra, z'avez qu'à me demander, c'est avec plaisir. Le tournage ça devrait normalement être le jeudi et vendredi de l'ascension si jamais...

Voilà les paroles:


Apparaître sur cette terre, on le fait, on a pas l'choix
De naître ou pas, on y peut rien, on fait pas l'poids
Trois kilos, un demi-mètre qui chiale, sorti dans la douleur
Mars ou vénus, ange ou démon, blanc ou de couleur
Un point commun à tous, ce jour marque le début d'une vie
Vulnérables, on l'est tous, face à l'orgueil, la luxure, l'envie
Gourmandise, paresse, avarice, colère, sont nos maux capitaux
Revenons à cette scène usuelle mais magique de nos hôpitaux
Mère exténuée, père caméra à l'épaule, qui fait son reportage
Prend ses responsabilités et des ciseaux, coupe le cordon ombilical
Entre les confins de l'utérus et ce monde de rustres, le changement sera radical
On s'adapte, et on apprend à oublier la solidarité et le partage
Pendant l'enfance, on divise pour mieux régner, illustrant l'adage
Pour notre avenir, diverses et nombreuses seront les scènes de ménage
Foot ou judo? Flûte ou piano? Leçons, éducation, bastons
Se disputant pour tout, des habits jusqu'au passe-temps
Jusqu'au jour où le père excédé ira vivre avec sa secrétaire
Voilà les circonstances dans lesquelles on débarque sur cette sacrée terre

Chorus:

Au début c'est quoi la vie?
Juste un joli mirage
Le temps passe
La promesse d'une belle image
La jeunesse casse
Rien qu'un souv'nir de plage
De ton passé tu perds trace
De parfums et de visages
Et puis arrive ton heure
Tu déposes ton bagage
Plus l'temps pour un baroud d'honneur
Vient la mort qui te soulage

On se retrouve un souffle plus tard, à l'aube de la majorité
A un moment où on doit faire de l'ordre, fixer ses priorités
Ironie de la vie, on a jamais été aussi désorienté
Entre se raisonner et continuer ses études ou tout lâcher et tenter
De réaliser ses rêves d'enfants, faire du cinéma, du basket ou chanter
Immatures, on veut tout tout d'suite, on est pas prêts à patienter
En pâture, face à la vie on est jetés, complètement sans défense
On panique, hors de la maison on s'fait jeter, on tombe dans la défonce
Tout le monde t'a lâché et c'est qu'à c'moment-là qu'tu t'en rends compte
Tu fonces droit dans le mur jusqu'au moment où tu rencontres
La personne qui semble être faite pour toi, style Adam et Eve
Depuis que vos regards se sont croisés, tu vis dans un rêve
Cliché OK, mais c'est l'impression qu't'as, et ça tu peux pas l'nier
Ta vie est fluide comme quand tu marques sans toucher le filet du panier
T'es apaisé, en apesanteur, dans un état que j'ai peine à décrire
De fil en aiguille, l'envie te prend de te marier, c'est ta vie qu'tu t'mets à construire

Chorus

Avance rapide, les choses ont passablement changé
Bien longtemps déjà que les chambres des gosses sont rangées
Que les crises de ta moitié ont cessé de te déranger
A chaque fois qu'tu't'lèves, tes articulations crient au danger
Bien longtemps déjà que tu connais plus la sentation de courir
Bien longtemps déjà que t'as pas chopé un fou rire
Tellement longtemps que t'as pas entendu le son d'un voix
Que tu sais même pas si t'es sourd, ou pas
T'en as marre et tu penses, tout bas
Qu'même si t'es pas croyant, là-haut peut pas être pire qu'en bas
De toute façon les sentiers de ta vie te mèneront plus nulle part
Sans façons, c'est décidé, aujourd'hui, mec tu pars
Ta vie entière défile sous ton paupières, et tu t'demandes
Quel souvenir tu vas laisser sur terre, au reste du monde
Homme d'avenir, gosse blessé, bon père, ou mec immonde?
Ou plutôt aucun, t'étais juste Monsieur Tout-le-Monde

samedi, mai 06, 2006

Succès Populaire Indéniable


Et ben dis donc, il ne doit vraiment rien avoir de bien à la télé cette semaine. 4 commentaires, si on rajoute les 2 que des gens ont essayé de mettre sans succès (je ne citerais pas de noms, Chérine et Mathilde, vous en faites pas, votre anonymat est garanti), je suis à 6 (que c'est beau les maths!), soit un de plus que sur mon espace perso MSN, qui a existé précisément 385 jours. Les visites ne sont pas répertoriées, mais au niveau des commentaires, ce blog a 96,25 fois (ah les maths!) plus de commentaires par jour que l'ancien, avec ces résultats spectaculaires, vous croyez que je vais m'arrêter?

Pour ce 2ème article, je ne sais pas vraiment quoi écrire, pour vous dire la vérité. Au début je voulais faire un article sur le mois d'avril que j'ai passé, avec tous les trucs inintéressants que j'ai fait, puis ça m'a fatigué rien que d'y penser. Puis j'pensais faire une petite revue culturelle sur un film ou un artiste, je remets ça à plus tard. Ou presque. Je vais bêtement vous copier un petit texte que j'ai écrit à l'école, pendant un cours d'histoire qui m'a inspiré (thanks News-B). Certains de vous l'ont déjà lu, mais il me plaît bien (vous pensez bien que je vais pas vous montrer un texte que je trouve raté non plus). En fait j'aurais pu dire que je le trouvais pourri, comme ça tout vos petits esprits compatissants se seraient réunis pour me convaincre ardemment du contraire. Pourtant j'ai choisi de me mettre la pression en annonçant que je l'aimais bien, du coup vous vous attendez à du bon et vous aurez plus de chances d'être déçus que si je vous avais dit qu'il était pourri, auquel cas vous n'auriez pas pu être déçu, vu qu'il n'est pas pourri, c'est logique, c'est mathématique (ah les maths), c'est magnifique, presque magique. Mes 2 phrases insupportables du jour sont sorties, c'est bon, je peux me taire, et je crois que c'est mieux, après relecture de ces quelques derniers mots, c'est vraiment pathétique. Trêve de bavardages, voici le 16 mesures:

On s'rend pas compte des sacrifices fait par nos ancêtres
On s'rend pas compte du lien très fort entre avoir et être
Tu nais sans fric, désolé, gamin, oublie la vie au grand air
Tu vas perpétuer la tradition de tes arrière-grand-pères
Pour toi, pas de châteaux de sable ou de truelles
A-t-on évolué depuis la révolution industrielle?
C'est l'genre de question qui me taraude
J'crois pas en l'avenir que prédisent les cartes de tarot
Ton horoscope te dit que t'auras des gosses et un ri-ma
Dans ma boule de crystale, j'vois qu'des remakes d'Hiroshima
Appelle-moi pessimiste, j'préfère qu'on m'appelle Thomas
J'vois pas toujours en noir mais sur c'coup-là je la sens pas
En quelques siècles on a mis Mère Nature dans un coma
Même si à son chevet, Dr. Humanité fait les 100 pas
On préfère dépenser des millions pour tuer 2-3 bronzés qu'on déguise en terroristes
Plutôt que de sauver des millions dont le seul crime est d'être nés tiermondistes

Alors, z'en pensez quoi? Vous me prenez pour un satané altermondialiste maintenant?

P.S. La photo sert juste à démontrer la liesse populaire causée par le premier article. Le gars au centre avec la bouteille est totalement épique.

lundi, mai 01, 2006

Back for the very third time


Bon (je commence ce blog de manière très résignée dites donc), c'est pas la première fois que je vais m'essayer à l'exercice, mais l'envie de débiter des âneries visibles au plus grand nombre s'est remanifestée donc j'reprends un blog. Faites taire vos applaudissements forcés, je sais que ça réjouit que moi, et figurez-vous que ça me suffit (que d'égoïsme)...

Etant donné que rien que d'entendre parler de skyrock, skyblog, l'effet de mode généré et leur 4'695'206 blogs (oui j'me suis fait chier à aller chercher le chiffre exact, je fais du journalisme honnête) plus pathétiques les uns que les autres (pas tous, dédicace aux blogs cools) me donne des boutons (si vous arrivez à retrouver la syntaxe de cette phrase entre toutes les parenthèses, chapeau) dans des endroits désagréables, (t'arrives pas? pourtant c'est une simple phrase P, révise ta grammaire française) embarrassants (sujet verbe complément) et ataviques (le dernier mot veut rien dire dans le contexte, mais compliquer encore la phrase me faisait kiffer), alors j'ai élu domicile chez Blogger après une escale assez stérile (quelques articles en 8 mois) chez MSN (vous avez remarqué que j'ai fait un paragraphe de 10 lignes avec une seule phrase, du vrai Proust; bon ok y a 8 parenthèses mais là tu cherches la petite bête).

Avec tout ça, je pense que vous avez déjà une petite idée du style, beaucoup de mots pour pas dire grand chose. Quand je ne m'amuserais pas à jouer avec les mots, il y aura d'autres trucs pour ce blog. Histoire que vous reveniez, voici la bande-annonce [à lire avec une voix ténébreuse]: [Texte défilant, à la Star Wars, musique épique]

De l'humour noir!

De l'humour blanc!

De l'humour jaune!

De l'humour rouge!

De l'humour vert (y a pas d'raison)!

United Colors of Benetton.

"On est tous de la même couleur quand on fait une blague de merde"

Bien entendu, vous vous êtes rendu compte que je suis méchamment parti en live dans ma bande-annonce et que je devrais pas être engagé en tant que directeur marketing (désolé de briser les rêves de mon prof d'économie) mais j'vous ai pas tellement dit qui je suis ni ce qu'il y aura sur ce blog. En fait pas la peine de vous dire qui je suis, si t'es si loin dans ce texte, c'est soit que tu me connais et que tu a tout lu par pitié, soit que tu es un personnage dérangé qui lit un parfait inconnu raconter des sottises, et dans ce cas-là tu es trop dangereux pour que je te donne des détails sur ma vie, et j'ai pas envie qu'tu sois mon ami, na! Quant au contenu, l'écriture sera un peu comparable à cet article, la longueur toujours plutôt conséquente (quand j'suis lancé, difficile d'm'arrêter), l'ortograf soaniée et la fréquence variable. Les sujets pourront aller de récits de soirée à éloge à certaines personnes, en passant par les textes de rap que j'écris et différents sujets qui m'intéressent au moment où j'écris et qui n'intéressent probablement que moi. Sinon, revues de films, albums ou chansons qui me font kiffer à ne pas exclure.

Un mot pour terminer sur les commentaires, jamais vous ne verrez sur ce site le sacro-saint "laché les koms!" (trop tard) mais si vous voulez réagir, n'hésitez pas, ça me fera plaisir et je répondrais volontiers (j'espère qu'ça va pas décourager). Si tu veux m'insulter, ô toi dérangé personnage, ne te gêne pas non plus, c'est toujours assez épicé et intéressant. Voilà, les fauves sont lâchés.

Hawk

P.S. Il y a maintenant 4'695'652 skyblogs, épatant, non?