samedi, mai 13, 2006

Joli Mirage


Certains de vous le savent, pour un gros projet d'arts visuels, j'ai décidé de tourner un clip de rap. Voilà, le mot est lâché, maitenant je sais bien l'amalgame que vos cerveaux malades ont tous fait. Voitures grosses cylindrées aux jantes ridiculement grandes et brillantes, meufs déshabillées qui gesticulent ridiculement grosses cylindrées, rappeurs vulgaires aux bijoux ridiculement nombreux et visibles, message et morale totalement absents, bref je vous fait pas un dessin (je vous ai déjà fait un texte et je vais vous faire une vidéo, vous abusez un peu quand même). Inutile de le dire mais je le fais quand même (je me contredis et j'assume), mon clip sortira des sentiers battus des "clips de rap" comme pas mal d'autre qui sont malheureusement trop peu diffusés, dédicace à IAM, Kanye West, Nas, 50 Cent (non là j'déconne). D'abord je ne peux pas me le permettre financièrement. Ensuite ça ne m'intéresse que très peu.
Mes paroles retracent l'histoire d'une vie que je qualifierais de typique, de la naissance à la mort (dans la plupart des cas, ça commence par la naissance et finit par la mort, quelqu'un peut confirmer?). La vidéo sera un peu plus décalée et ironique (je dis pas drôle, j'espère pas autant).
Toutes les personnes qui voudraient aider, faire foule, ou montrer leur bouille à la caméra, z'avez qu'à me demander, c'est avec plaisir. Le tournage ça devrait normalement être le jeudi et vendredi de l'ascension si jamais...

Voilà les paroles:


Apparaître sur cette terre, on le fait, on a pas l'choix
De naître ou pas, on y peut rien, on fait pas l'poids
Trois kilos, un demi-mètre qui chiale, sorti dans la douleur
Mars ou vénus, ange ou démon, blanc ou de couleur
Un point commun à tous, ce jour marque le début d'une vie
Vulnérables, on l'est tous, face à l'orgueil, la luxure, l'envie
Gourmandise, paresse, avarice, colère, sont nos maux capitaux
Revenons à cette scène usuelle mais magique de nos hôpitaux
Mère exténuée, père caméra à l'épaule, qui fait son reportage
Prend ses responsabilités et des ciseaux, coupe le cordon ombilical
Entre les confins de l'utérus et ce monde de rustres, le changement sera radical
On s'adapte, et on apprend à oublier la solidarité et le partage
Pendant l'enfance, on divise pour mieux régner, illustrant l'adage
Pour notre avenir, diverses et nombreuses seront les scènes de ménage
Foot ou judo? Flûte ou piano? Leçons, éducation, bastons
Se disputant pour tout, des habits jusqu'au passe-temps
Jusqu'au jour où le père excédé ira vivre avec sa secrétaire
Voilà les circonstances dans lesquelles on débarque sur cette sacrée terre

Chorus:

Au début c'est quoi la vie?
Juste un joli mirage
Le temps passe
La promesse d'une belle image
La jeunesse casse
Rien qu'un souv'nir de plage
De ton passé tu perds trace
De parfums et de visages
Et puis arrive ton heure
Tu déposes ton bagage
Plus l'temps pour un baroud d'honneur
Vient la mort qui te soulage

On se retrouve un souffle plus tard, à l'aube de la majorité
A un moment où on doit faire de l'ordre, fixer ses priorités
Ironie de la vie, on a jamais été aussi désorienté
Entre se raisonner et continuer ses études ou tout lâcher et tenter
De réaliser ses rêves d'enfants, faire du cinéma, du basket ou chanter
Immatures, on veut tout tout d'suite, on est pas prêts à patienter
En pâture, face à la vie on est jetés, complètement sans défense
On panique, hors de la maison on s'fait jeter, on tombe dans la défonce
Tout le monde t'a lâché et c'est qu'à c'moment-là qu'tu t'en rends compte
Tu fonces droit dans le mur jusqu'au moment où tu rencontres
La personne qui semble être faite pour toi, style Adam et Eve
Depuis que vos regards se sont croisés, tu vis dans un rêve
Cliché OK, mais c'est l'impression qu't'as, et ça tu peux pas l'nier
Ta vie est fluide comme quand tu marques sans toucher le filet du panier
T'es apaisé, en apesanteur, dans un état que j'ai peine à décrire
De fil en aiguille, l'envie te prend de te marier, c'est ta vie qu'tu t'mets à construire

Chorus

Avance rapide, les choses ont passablement changé
Bien longtemps déjà que les chambres des gosses sont rangées
Que les crises de ta moitié ont cessé de te déranger
A chaque fois qu'tu't'lèves, tes articulations crient au danger
Bien longtemps déjà que tu connais plus la sentation de courir
Bien longtemps déjà que t'as pas chopé un fou rire
Tellement longtemps que t'as pas entendu le son d'un voix
Que tu sais même pas si t'es sourd, ou pas
T'en as marre et tu penses, tout bas
Qu'même si t'es pas croyant, là-haut peut pas être pire qu'en bas
De toute façon les sentiers de ta vie te mèneront plus nulle part
Sans façons, c'est décidé, aujourd'hui, mec tu pars
Ta vie entière défile sous ton paupières, et tu t'demandes
Quel souvenir tu vas laisser sur terre, au reste du monde
Homme d'avenir, gosse blessé, bon père, ou mec immonde?
Ou plutôt aucun, t'étais juste Monsieur Tout-le-Monde

2 Comments:

At 5/13/2006 9:03 PM, Anonymous Anonyme said...

je suis la premiere...et ptetre la derniere ki c...ki lis cet article...n'empeche heureusement ke je l'ai vu avant comme ca j'ai pu t'eviter la honte de toute les fautes ke tu avait faites!! lol
et jme rejouis de ton clip...mais faudra kon essaie de pas te voler la vedette...ca va etre difficile..lol!
mmm bye bye ptite blondasse!

 
At 5/16/2006 7:24 PM, Anonymous Anonyme said...

comme tu le sais, j'aime beacoup tes textes (mais je le dis parce que je suis sûr que ton ptit égo se sent tout regonflé rien qu'en lisant ça. Oui, je sais, je suis trop bonne.)

 

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